Chapitre 45 - Mauvais présage

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Chapitre 45 - Mauvais présage

Message par Lyne le Dim 28 Mai - 10:46

Chapitre 45
Mauvais présage


... .Vergas, trois semaines plus tard au manoir de Tayrun. ...
 
 
 
Un soupir d'exaspération s'échappa des lèvres de Genïe tandis qu'elle faisait les cents pas dans la chambre de son amie. Entre colère et indignation, les sentiments se bousculaient dans son esprit. À tel point, qu'elle ne savait plus où se situer face à cette situation plus que dérangeante. Pour un peu, elle regrettait presque que sa maîtresse soit venue se livrer à elle. Enfin, elle ne pouvait pas reprocher à Maelyss de se confier à elle, puisqu'elle ne cessait de le lui répéter. Mais cet aveu dépassait tout ce qu'elle avait imaginé... 

Comment avait-elle pu faire une chose pareille ? Elle n'en revenait pas ! Depuis début elle savait que le Djinn allait créer des problèmes et perturber la vie de sa maîtresse. La sienne aussi par la même occasion ! Mais jamais elle n'aurait pensé que cela irait aussi loin. 


— Genïe, arrête, tu vas finir par faire un trou dans le sol à force de tourner en rond comme ça. En plus tu me donne le tournis...
 
Les bras croisés, la Gardienne s'arrêta net et braqua un regard noir sur la métisse avant de reprendre ses aller-retours. Le scélérat... Il ne perdait rien pour attendre ! Elle s'était toujours méfiée de Buu. Et les récents événements ne faisaient qu'accentuer sa défiance à son égard. Si le mépris de Genïe envers le démon s'accentuait à vitesse grand V, il n'était pas le seul sur lequel elle était en colère. Sa maîtresse la décevait également beaucoup. Elle ne comprenait pas pourquoi elle s'était embarquée là-dedans. Encore moins quand elle-même ne cessait de répéter qu'elle détestait le Majin. 

Enfin, ce qui était fait était fait. Et même si l'envie de lui passer un savon mémorable s'intensifiait à chaque seconde, l'heure n'était pas aux règlements de compte.
Mais plutôt de comprendre la raison qui avait incité Maelyss à faire ça. Et Genïe était bien décidée à obtenir des explications...

— Je t'en prie, parle ! Dis-moi quelque chose... insista Maelyss, assise sur son lit.
 
— Lylyss, lorsque je t'ai dit de plus t'amuser, je pensais à ; voir nos amis, aller faire du shopping, des balades, sortir avec Jaï... MAIS PAS DE COUCHER AVEC L'ENNEMI DE TA FAMILLE ! cria-t-elle alors que de la fumée sortait pas les orifices de sa tête.
 
Un violent sursaut s'empara de la Saiyanne tandis qu'elle fixait son amie, les yeux écarquillés. Genïe reprit son calme après quelques secondes.
 
— Enfin qu'est-ce qui t'arrives ? Qu'est-ce qui t'a pris de faire une chose pareille ? 
 
— J'en sais rien, d'accord ! Ça s'est fait comme ça, c'était un moment de folie c'es tout...
 
— Bien sûr... Tout comme la deuxième, la troisième et la quatrième fois, n'est-ce pas ? maugréa la Gardienne. Et Jaï dans tout ça ?
 
— Quoi Jaï ? Je ne lui doit rien, on est pas ensemble à ce que je sache...
 
— Peut-être, mais il est amoureux de toi !
 
— Que veux-tu que je te dise ?
 
— Enfin, je pensais que ça collait bien entre vous ! Que vous aviez une bonne complicité, que tu semblais même peu à peu succomber à son charme. Et voilà que tu fiches tout en l'air pour une histoire de... de fesses ?!
 
La fille de Gokû se mordit la lèvre inférieure et détourna le regard.
 
— Est-ce que tu réalises ce que tu es en train de faire ?
 
— Bien sûr, qu'est-ce que tu crois ?
 
— Ah bon ? Parce que ça en a pas l'air ! 
 
— Non mais tu t'écoutes ? C'est pas la fin du monde quand même ! J'ai l'impression d'assister à un procès pour avoir tué un innocent ! s'emporta Maelyss. Ecoute, je sais que c'est mal ! Que ça ne se fait pas de d'envoyer en l'air avec son ennemi. Mais c'est plus fort que moi, j'y peux rien ! Et puis j'ai bien le droit de m'amuser aussi non ? 
 
— Evidemment ! Mais pas avec l'ennemi de ta famille nom d'un chien !!
 
— Ce n'est pas parce que c'est leur ennemi qu'il doit l'être également pour moi ! J'étais même pas là lorsqu'il a foutu tout ce bordel sur la Terre ! Tayrun m'avait confinée ici à ce moment-là... Je n'ai rien avoir avec leur histoire !
 
— J'comprends pas... Il y a trois semaines tu l'évitais parce que ne pouvais pas le voir en peinture et voilà que maintenant tu couches avec lui ! fit Genïe en prenant place à côté de son amie. Lylyss, qu'est-ce qui a bien pu changer ? Y-a-t-il eu un événement quelconque qui t'aurais poussé à revoir ton opinion à son sujet ? Qu'est-ce qui s'est passé ? 
 
— J'n'en sais rien, répondit franchement la fille de Gokû. Tout ce que je sais c'est que je sens quelque chose de différent en moi depuis qu'on a eu notre première aventure. J'ai eu le sentiment de redécouvrir une part de moi que j'avais laissé de côté et oublié depuis plusieurs années. Et ça m'a fait du bien de la retrouver. Je sais que ça peut paraître étrange. Moi-même j'ai du mal à comprendre ce qui m'arrive, mais j'ai l'impression de revivre. Et puis... ça fait longtemps que je n'ai pas eu de relation intime avec quelqu'un... Une relation tout court, d'ailleurs. Et peut-être que... peut-être qu'avec tout ce qui s'est passé ces dernières années dans ma vie, j'avais envie de quelque chose de plus... léger ? Je ne pensais pas que ça me tomberait dessus comme ça. Je n'ai pas prévu que ça tombe sur lui...
 
— ... tu l'aimes ?
 
— Qu... NON ! répliqua la jeune femme tandis qu'une grimace peignait son visage. Qu'est-ce que tu vas imaginer !
 
Un soupir de soulagement s'échappa des lèvres de la Gardienne. Ouf, C'était déjà ça ! 
 
— Bon, et que comptes faire quoi ?
 
— Je l'ignore... 
 
— Mais t'en a parlé avec Buu ?
 
— Non. Et j'en vois pas vraiment l'intérêt. J'veux dire... d'accord on s'est vu quelques fois, on s'est amusé mais ça s'arrête là. C'était une passade, je ne pense pas qu'on remettra le couvert. Et si on venait à le refaire, eh bien on le refera. Après tout il n'y a pas de mal à prendre un peu de bon temps !
 
— Je vois... Bien sûr, je ne peux pas t'interdire de coucher quelqu'un. Bien sûr, c'est ta vie et tu en fais ce que tu en veux. Mais s'il te plaît, fait attention ! Je ne voudrais pas qu'il te fasse du mal...
 

 
 
 
 
Le soleil dardait ses rayons ardents sur la capitale de l'est. Il faisait particulièrement chaud en ce début d'après-midi. Le thermomètre affichait pas moins de 34 degrés. Un climat plutôt normal en cette saison d'été débutant sur la planète. De quoi réjouir les féru de températures chaudes. Et ils étaient nombreux ! Heureusement,la petite bise fraiche s'élevant à intervalles réguliers tranchait idéalement dans cette atmosphère parfois étouffante. 
 
Gelanaà évoluait à travers le grand parc de la capitale, Goten à ses côtés. Leur petite virée en amoureux lui avait fait un bien fou. Et le lieu où ils s'étaient retrouvés avait grandement contribué à rendre cette journée magnifique ! Une petite île située au sud de la planète. Une plage de sable fin blanc, jaune et orangé, une eau cyan aux reflets azur. Une allée de palmiers et de cocotiers aux feuilles teintées de différents verts... Un cadre idyllique pour une sortie en amoureux ! Ou presque. Si l'on faisait bien sûr abstraction des crabes noirs-orangés et des étoiles de mers aux couleurs de l'arc-en-ciel...  
 
Mais ces nombreux "colocataires" - aussi nombreux soient-ils -, n'avaient en rien perturbé la virée du petit couple, bien au contraire. Ils avaient passé une bonne partie de la matinée à observer leur comportement. Le reste de la journée s'était faite à coups de baignades, de parties de volley de plage, de dessins, de sculptures sur sable, avant d'achever la journée par un immense pic nique préparé par les fines mains de Gelanaà. Un repas que Goten avala en un temps record. Malheureusement, chaque chose avait une fin. Et Goten savait que sa mère ne pourrait pas s'empêcher de s'inquiétait s'il tardait trop à rentrer...
 
— Goten, tu n'as pas décroché un mot depuis qu'on est parti, tout va bien ? s'enquit la Majin, inquiète.

— Hein ? Oui, oui, ça ne t'en fais pas, assura Goten.

Une réponse peu convaincante aux yeux de la Djinn qui décelait parfaitement le malaise qui s'était emparé de son petit ami. 

— Tu veux en parler ? tenta-t-elle, hésitante.

— C'est rien. C'est juste... que je pense à mon ami d'enfance sur Terre. Je n'ai pas très bien agis avec lui ces derniers temps.

— Comment ça ? Tu veux parler de Trunks ?

— Oui. C'est une histoire stupide ! On s'était dit qu'on s'entraînerait régulièrement lui et moi pour devenir plus puissants au combat. Mais depuis que j'ai acquis mes pouvoirs magiques, je passe beaucoup plus de temps ici et j'ai moins de temps pour le voir et je le regrette un peu...

— Oh je vois... Tu trouves qu'on se voit trop ? Parce que si c'est le...

— Mais non, ne t'inquiète pas, tu n'y es pour rien. On est en couple, c'est normal qu'on passe du temps ensemble ! 

— Oui c'est sûr ! Mais le fait qu'on sorte ensemble ne devrait pas t'interdire de voir tes amis, au contraire. Ils sont tout aussi importants. Et je ne voudrais pas être un obstacle entre vous.

— Il ne s'agit pas que de toi, il y a mes études et mes autres potes aussi ! Faut juste que j'apprenne à concilier les trois ! Mais ce n'est pas si évident que ça... Et je sais que Trunks m'en veut de mettre de côté nos entraînements. Vu la façon dont on s'est quitté la dernière fois...

— Mais pourquoi tu ne veux plus t'entraîner ?

— Parce que pour l'instant le plus important pour moi est d'évoluer dans la magie. De développer mon énergie et mes pouvoirs. 

— Oui je comprends... mais je pense que tu devrais essayer de te réconcilier avec Trunks ! Après tout, ça fait longtemps que vous vous connaissez. Ce serait dommage de gâcher bêtement cette amitié pour des divergences d'opinions.

— Je sais pas s'il acceptera de me parler à nouveau.

— Tu ne le sauras jamais si tu n'essaie pas ! Et puis, tu n'as rien à perdre. S'il persiste dans ses idées et qu'il ne veut pas comprendre, tant pis pour lui. Mais au moins tu auras fait le pas !

— Oui, tu as sans doute raison...

Un petit sourire se tissa sur les lèvres de Gelanaà. Soudain, ses yeux s'arrondirent telles des soucoupes lorsqu'elle vit trois Vergassiens, - une femme et deux hommes d'âge mûr -, s'en prendre à deux Majins. Une aura entoura subitement la Vergassienne et anima le corps de la femme Djinn, lui envoyant de puissantes décharges électriques avant de taillader son corps sous le regard médusé de certains passants.

— Prends ça, espèce de sale chewing-gum ! lança femme.

— On devrait les exposer dans un Zoo avec les singes ça ferait un bon divertissement ! ricana son compagnon.

— ça tu vas le payer ! répliqua la démone rose fuchsia tandis que son corps se remodelait. Ses yeux se braquèrent sur le trio tels des missiles paré à faire feu. D'un bref mouvement de la tête, elle changea les Magiciens en pots de peinture avant de les envoyer s'écraser contre l'un des arbres du parc fleuri. 

— Halte-là ! On ne bouge plus ! intervint un Garde Majin, tandis qu'il faisait reprendre leur forme initiale aux Vergassiens.

— Tiens c'est Doorge ? Je croyais qu'il était en pause... nota Gelanà surprise.

— C'est la troisième bagarre cette semaine... souligna Goten à côté d'elle. 

— Que se passe-t-il ici ? On trouble l'ordre public ? lança Doorge d'une voix autoritaire.

— Pas du tout, c'était juste un léger règlement de compte, répondit le troisième Vergassien d'un ton mielleux. 

— Tu parles ! Vous vous êtes attaqués à nous juste parce qu'on était installés un peu trop près de vous sur l'autre banc ! riposta le compagnon de la Majin rose.

— Vous gêniez notre vue, sales boules de gommes ! cracha le troisième magicien.

Deux autres Gardiens surgirent brusquement au côté du capitaine Doorge.

— Ah, donc agression par la magie et insulte verbale... nota Doorge dans son calepin bleu. C'est bon, embarquez-les !

D'un bref geste de la main droite, les deux Gardes projetèrent des chaines magiques invisibles pour saisir le trio de Vergassiens.

— Libérez-nous tout de suite ! On a pas à obéir à vos lois ! grogna la Magicienne. 

— Erreur ! Ce ne sont pas nos lois mais les vôtres qu'on applique. Celles instaurées par Tayrun. Aussi, je vous suggère de garder le silence si vous ne voulez pas graver votre cas ! répondit froidement le premier Majin avant de se téléreporter avec les troubles faits, suivit de près par son collègue.

— Je n'arrive pas à y croire... c'est une épidémie ou quoi ?

— J'n'en sais rien, fit Gelanaà en réponse à la question de son petit ami. Mais ils n'étaient pas comme ça avant... C'est étrange. Je payerai cher pour savoir ce qui se passe...

Les yeux de la Majins balayèrent chaque recoin de la place, quand soudain, un frisson lui parcourir l'échine. La jeune Gardienne écarquilla légèrement les yeux et porta un regard discret sur le Vergassien qui venait de passer derrière elle. Son visage blêmit.

— Tu en fais une tête, ça va pas ? interrogea Goten, inquiet.

"Je ne sais pas. Je ne me sens pas très bien. J'ai une étrange sentiment. Une sensation d'oppression... expliqua Gelanaà par télépathie." 

"Comment ça ?"

"C'est à cause des énergies."

"Hein ? Mais je croyais que les Gardiens étaient immunisés..." fit remarquer Goten, incrédule.

"Si, bien sûr, mais cela ne nous empêche pas de les ressentir. Surtout quand elles aussi fortes que celle qui vient de passer. Et celle-ci... était vraiment, vraiment mauvaise !"

Goten voulut jeter un rapide coup d'oeil pour se faire son propre avis, mais hélas, il n'en eut pas le temps. L'homme s'était déjà volatilisé dans la nature.

"Je te parie ce que tu veux que c'était l'un des hommes de l'Obscur ! s'exclama Gelanaà."

"L'Obscur ? Tu veux dire, le chef de cette secte qui fait des ravages sur toute la planète?"

"Oui. Mais ce que je me demande, c'est pour quelles raisons il était ici... Ce n'est pas la première fois que je ressens la présence de ses hommes dans ce parc ou ailleurs."

"Mais vous n'avez jamais essayé de les arrêter ?"

"Si, mais la plupart du temps ils camouflent leur aura par magie et nous n'avons jamais réussi à les déceler, même avec la nôtre. L'Obscur est capable de créer des clones immatériels de lui-même et des autres à volonté. Il doit sûrement se servir de ce pouvoir pour faire peur à la population en rappelant sa présence par le biais de ses sous-fifres. ça explique pourquoi ils apparaissent comme des sortes de mirages avant de s'évaporer dans la nature."

"Et si vous tentiez de les tracer ? Cela ne fonctionnerait-il pas ?"

"Non. Darkon est un maître pour masquer les pistes et les brouiller pour ne pas qu'on le retrouve lui ou ses subordonnés."

"Waoh, il est drôlement fort ! ça fait froid dans le dos !"

"C'est le moins que l'on puisse dire ! Et le pire c'est son tour de force fonctionne à merveille ! La plupart des Vergassiens sont effrayés à cette idée. La semaine dernière, une de mes collègues a dû intervenir dans une forêt non loin d'ici auprès de deux Magiciens car un des hommes de l'Obscur était apparu face à eux. Ils étaient terrorisés à l'idée qu'il l'emmènent ou fasse du mal à leur famille. C'était affreux à voir... "

"Et Tayrun dans tout ça ? Il ne peut rien faire ?"

"Il s'active avec certains Gardiens pour trouver la cachette de l'Obscur mais... il ne peut rien faire contre la terreur qu'il insuffle au sein du peuple Vergassien. Même certains Majins ne sont pas rassurés... J'espère que le maître parviendra à mettre un terme à tout ça avant qu'il ne soit trop tard..."
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